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Droit pénal

Garde à vue : vos droits dès la première heure

7 min de lecture

La garde à vue est un moment brutal. Arrestation, fouille, audition : le rythme est dicté par les enquêteurs. Mais vous avez des droits, et ils existent dès la première minute. Les connaître change tout.

Durée et prolongation

La garde à vue dure 24 heures. Elle peut être prolongée une fois, sur autorisation du procureur ou du juge, pour une nouvelle période de 24 heures. Pour certaines infractions graves (criminalité organisée, terrorisme), la durée maximale peut aller jusqu'à 96 heures, voire 144 heures. Au-delà, la garde à vue doit cesser : vous êtes soit déféré devant un magistrat, soit libéré.

Le droit à un avocat dès la 1ère heure

C'est le droit le plus important. Vous pouvez demander un avocat dès le début de la garde à vue. Si vous n'en connaissez pas, le barreau vous en désigne un d'office. L'avocat peut s'entretenir avec vous 30 minutes en confidentialité, puis vous assister pendant toutes les auditions et confrontations.

Le droit au silence

Vous avez le droit absolu de vous taire. Ce droit vous est notifié officiellement. Se taire n'est pas un aveu : c'est une stratégie de défense parfaitement légitime. Aucune conséquence juridique ne peut en être tirée. Notre conseil : parlez d'abord à votre avocat, ensuite aux enquêteurs.

L'examen médical

Vous pouvez demander un examen médical à tout moment. Ce droit est essentiel en cas de malaise, de blessure, de traitement en cours, ou simplement pour constater l'absence de trace de violence. Le médecin peut ordonner une incompatibilité avec la garde à vue.

L'information d'un proche

Vous pouvez faire prévenir un proche, votre employeur, ou votre consulat (si vous êtes étranger). Les enquêteurs peuvent différer cette notification pour les nécessités de l'enquête, mais pas l'empêcher.

La notification initiale des droits

Les enquêteurs doivent vous notifier tous vos droits dès le début de la garde à vue, dans une langue que vous comprenez. Une absence ou un retard de notification constitue une nullité de procédure. C'est un des premiers points que vérifie votre avocat.

Et après la garde à vue ?

À la fin de la garde à vue, trois issues sont possibles : libération sans suite, classement ou convocation ultérieure (COPJ, CRPC) ; déferrement devant le procureur qui décide d'une comparution immédiate ou d'une ouverture d'information judiciaire ; ou présentation à un juge d'instruction qui peut ordonner une mise en examen.

Le réflexe à avoir

Au moindre signal d'arrestation, un seul réflexe : demander immédiatement un avocat. Même en pleine nuit, même un week-end. Au cabinet, nous intervenons 7 jours sur 7 pour une assistance en garde à vue. Chaque minute compte : la suite de votre procédure se joue souvent dans ces premières heures.

Besoin d'un avocat ?

Chaque situation est unique. Le cabinet Moreau vous propose un premier rendez-vous d'analyse pour définir une stratégie adaptée à votre dossier.

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